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Plusieurs possibilités s’offrent aux couples gays pour avoir un enfant. Devenir parent le plus naturellement possible ou adopter, chacun fait son choix en fonction de ses convictions et de sa vision de la famille idéale.

Conception naturelle

L’homosexualité n’est pas forcément incompatible avec une conception naturelle, si l’on parvient à trouver une future maman qui comprend le projet et qui veut y participer. A ce jour, 2 solutions permettent aux couples gays de devenir parents : la GPA et la coparentalité.

GPA – Mère porteuse à l’étranger

Les couples gays ne sont pas les seuls à se tourner vers cette méthode. Les couples hétéros stériles ou souffrant de maladies, les hommes ou femmes célibataires... Parfois même, des couples hétérosexuels ni stériles ni malades choisissent la GPA car la femme a besoin de préserver son corps (actrices, mannequins...).
La Gestation Pour Autrui fait appel à une mère porteuse, qui comme son nom l’indique, portera l’enfant jusqu’à sa naissance, avant de le confier à ses parents adoptifs. Cela est interdit en France. Certains pays européens l’autorisent mais pas pour les couples gays ou les hommes célibataires : ceux-ci doivent faire leur démarche aux Etats-Unis ou au Canada. Dans ce cas, le père biologique peut adopter l’enfant en France. Son concubin n’a en revanche, aucun lien de parenté reconnu officiellement sauf cas exceptionnel qui pourrait un jour, se généraliser.

PMA – Insémination artificielle

Lorsqu’on est un couple gay, la PMA ou insémination artificielle sont inaccessibles car cela impliquerait une mère porteuse. Les couples gays se tournent davantage vers l’insémination artisanale, notamment dans le cadre d’un projet de coparentalité.

Coparentalité en France

L’un des gros avantages de la coparentalité est que rien ne l’interdit en France. Elle offre une grande liberté aux futurs parents, co-parents. Ce nouveau schéma familial peut inclure 2, 3 ou 4 co-parents. Dans le cas d’un couple gay souhaitant devenir parents, plusieurs solutions :
- les 2 futurs papas rencontrent une femme qui a pour projet de concevoir un enfant de manière purement altruiste : elle ne gardera pas de lien avec l’enfant
- les 2 futurs papas rencontrent une femme prête à concevoir un enfant et à jouer son rôle de mère tout au long de la croissance de l’enfant, sans vivre avec lui
- les 2 futurs papas rencontrent un couple lesbien et tous les 4 élèvent l’enfant, en garde partagée par exemple. Tous les modes de garde appliqués par les hétérosexuels divorcés peuvent convenir, du moment qu’il rime avec équilibre et bonheur.

Adoption

Accessible aux couples gays mariés ou non mariés (mais dans ce cas, seul un conjoint aura droit d’adopter, au même titre qu’un célibataire), l’adoption d’un enfant par un couple gay est plénière. Ils deviennent donc vraiment parents, avec tous les droits et devoirs que cela implique (droit de filiation, éducation, bons soins et affection envers l’enfant etc.)
Mais il y a la loi, et la réalité. Aujourd’hui encore, les couples hétérosexuels obtiennent plus facilement l’agrément d’adoption pour diverses raisons. Certains pays étrangers ne veulent pas confier d’enfants à un couple gay ni lesbien. Certaines commissions d’agréments privilégient le schéma familial « classique ». En réalité, les personnes célibataires et les couples homos ne voient que très rarement aboutir leur projet d’adoption.
Devenir parent lorsqu’on est gay n’est pas simple ! La GPA et la PMA sont interdites et France et donc complexes à mener à bien. L’adoption n’aboutit quasiment jamais. La coparentalité est sans doute la solution la moins contraignante et la plus épanouissante pour toute la famille, permettant aussi à l’enfant de retracer ses origines plus facilement.