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L’homoparentalité, une belle aventure, qui comme toute aventure, est semée d’embûches. Non seulement en ce qui concerne la conception de l’enfant mais aussi après, étant donné le manque de protection des enfants par la justice dans certaines situations.

Comment font les homos pour devenir parents ?

Les temps changent, laissant place à de nouveaux schémas familiaux. Mais la nature elle, ne change pas : un couple homosexuel ne peut naturellement pas concevoir d’enfant. Les gays et lesbiennes doivent trouver des alternatives pour concrétiser leur amour par la naissance ou l’adoption d’un enfant. Car devenir parent est avant tout la volonté de créer un être qui serait le reflet de l’amour de ses parents.

L’insémination

L’insémination artificielle n’est ouverte qu’aux couples hétérosexuels en France, contrairement à de nombreux pays étrangers et européens. Tandis que certains couples lesbiens se tournent vers l’étranger, quitte à y vivre pour procéder à une insémination artificielle (qui entre dans la catégorie de la procréation médicalement assistée), la plupart optent pour une autre méthode en France : l’insémination artisanale.
Concrètement, le principe est le même. La grosse différence entre l’insémination artificielle et l’insémination artisanale est que l’une est accompagnée par une équipe médicale, l’autre pas. Ce qui implique d’autres différences majeures, comme le fait que les femmes pratiquant une insémination artisanale connaissent le donneur et peuvent même s’inscrire dans une démarche de coparentalité avec lui ou avec un couple gay. Il s’agit donc d’une démarche beaucoup plus souple et humaine.

L’adoption

Désormais ouverte à tous les couples mariés, l’adoption plénière permet aux couples gays ou lesbiens de devenir parent d’un bébé, enfant en bas âge ou d’un ado mais aussi de sauver un enfant de conditions de vie difficiles. Pour certains parents, hétéros comme homos, l’adoption est d’ailleurs une démarche plus forte que la procréation.
L’adoption, c’est aussi une démarche complexe, longue voire vaine. Jusqu’à présent, les organismes estiment que l’adoption par un couple hétérosexuel offre une situation plus sûre que celle d’un couple homosexuel ou d’une personne célibataire. Si bien que certains couples homosexuels ou célibataires cherchent une mère porteuse à l’étranger (car illégal en France) et adoptent ensuite l’enfant en France.

La coparentalité

Particulièrement en vogue, en plein boum même, la coparentalité s’ouvre à tous les couples hétéros, homos, et aux célibataires. Elle est apparue aussi bien auprès des familles recomposées hétérosexuelles suite à l’explosion des divorces, qu’auprès des familles homoparentales qui doivent redoubler d’imagination pour fonder leur famille dans les meilleures conditions.
La coparentalité, ce sont des êtres humains qui décident ensemble, d’avoir un enfant, sans forcément être en couple. Certains coparents établissent une relation de confiance, une complicité autour de l’enfant. D’autres choisissent volontairement de vivre à distance ou même de ne pas voir grandir l’enfant qui reste alors auprès d’un seul de ses parents biologiques.

Après la conception ?

Les enfants de couples homosexuels restent mal protégés par la loi française, même si de récentes évolutions vont dans le bon chemin. Aujourd’hui encore, les enfants nés de GPA à l’étranger ont du mal à se faire adopter par leurs 2 parents adoptifs en France. Seul le père biologique est reconnu aux yeux de la loi, le conjoint quant à lui, n’est un parent qu’officieusement. En cas d’événement grave, le droit de filiation ne s’applique pas et l’enfant est lésé.